L’association

La Compagnie

Fondée en 2008 , la Compagnie Kokeshi soutient la recherche artistique et les créations de Capucine Lucas. Ce projet est né d’un engagement social et politique d’ouvrir la culture à tous-tes et ce dès le plus jeune âge.
Notre volonté est de créer du lien entre petits et grands autour d’un objet chorégraphique sensible et poétique. Cette rencontre vise aussi à permettre aux jeunes parents ou aux professionnels de la petite enfance de sortir de leur isolement et de vivre ensemble une expérience sensorielle comme un moment de communion inattendue et hors du temps.

Dans son rapport sur l’éveil culturel et artistique dans le lien parents enfant (ECA-LEP) , la psychologue et psychanalyste Sophie Marinopoulos soutient cette nécessité de faire vivre l’art auprès des tout-petits et la définit comme un besoin vital pour la construction de l’adulte en devenir.
« La Santé Culturelle réhabilite une culture universelle, une culture dite sans frontière que porte l’éveil humanisant de nos tout-petits. Culture naissant de  l’appétence du petit humain, qui a un désir infini de communiquer, de s’ouvrir au monde, aux langues, à l’autre, culture de l’altérité et de l’accueil de la différence.. La Santé Culturelle ouvre sur la connaissance de soi et la reconnaissance des autres. Elle permet à chaque sujet de construire son identité, de partager avec d’autres que soi. La Santé Culturelle est porteuse d’apaisement personnel et de pacification sociale. »

En 2013, la Compagnie Kokeshi vient s’implanter à Nantes. Elle souhaite par sa sensibilité et son monde poétique et sensoriel partager des émois en favorisant des propositions artistiques exigeantes pour que l’enfant et son parent vivent ensemble une expérience sensible,  esthétique, faite d’émotions et de relation. 

« Les artistes, parce qu’ils connaissent le monde interne de l’enfant et ont construit leur art en prenant appui sur leur sensibilité preservée de l’enfance, demeurent nos meilleurs alliés. Chaque artiste résonne avec cette vie intérieure, avec laquelle il est resté en communication. C’est de là qu’il parle à l’enfant, dans un langage artistique fait d’une gamme infinie d’expressions, en le reconnaissant comme un interlocuteur exigeant » nous dit un nouvel extrait du rapport de Sophie Marinopoulos.

De pièce en pièce, la Compagnie Kokeshi tisse, détisse et tricote des fils artistiques pour favoriser la rencontre du jeune enfant et des adultes qui l’entourent avec la danse contemporaine. Dans le cœur de sa pelote, des thèmes qui questionnent petits et grands : le lien mère-enfant, la filiation, la généalogie, l’ancrage et l’affranchissement, les racines qui nous retiennent, les « couches » qu’on enlève, celles qu’on construit…

Pour développer ses projets, la compagnie regroupe autour de ses spectacles des artistes et technicien.ne.s venu.e.s d’horizons différents qui, collectivement, collaborent à mettre en place un univers fantastique qui oscille entre tendresse et désinvolture.

Il se dégage des pièces une identité esthétique forte emprunte d’images poétiques, chimériques et magiques. 

En lien avec son histoire familiale, Capucine Lucas a été très marquée par l’univers japonais, et ces spectacles s’en nourrissent de fait. De la noblesse des geishas, à la danse du théâtre Nô, en passant par la splendeur des cerisiers en fleurs ou encore les films de Myazaki Hayao ou de Hiromasa Yonebayashi… la chorégraphe puise depuis toujours son inspiration dans la beauté, la sobriété et le mystère qui se dégagent de ces paysages et personnages divers.

Les héroïnes des films Souvenirs de Marnie, Arrietty : le petit monde des chapardeurs, Ponyo sur la falaise et le voyage de Chihiro sont des modèles forts et contemporains pour évoquer la thématique sur la quête initiatique des petites filles et leur rapport au monde.

À travers une danse physique et théâtrale, sensible et sensitive, la chorégraphe, développe un processus qui mêle l’intime au spectaculaire.

Le langage chorégraphique, fait de gestes précis, est inscrit dans la répétition, dans le faire, défaire et refaire. Une partition entêtante avec un rapport à l’espace géométrique et enfin un travail sur le corps qui s’axe et se désaxe laissant place à des jeux de traversées en suspension et déséquilibre.

Tour à tour puissants et tendres , les corps deviennent peu à peu plus engagés,  expressifs et volubiles, nous dévoilant ainsi le fil de l’histoire.

Depuis la création de Plume en 2017, la compagnie prend une ampleur nationale voire internationale.

Depuis septembre 2018, Lucie Bizais, en charge de la production, a rejoint l’aventure et accompagne Capucine Lucas dans le développement et la pérennisation de la Compagnie.