Les Joues Roses

Les Joues Roses : Création 2019

Le spectacle Les Joues Roses est un spectacle prévu pour 2 danseuses et une musicienne. Le spectacle s’adressera au tout public dès 3 ans.

La création explorera la généalogie et la notion de racines pour s’interroger sur l’existence : savoir d’où je viens, qui je suis et où je vais, en s’intéressant plus particulièrement aux histoires des femmes. Le spectacle s’inspirera des matrioshkas, figurine symbolique de cette histoire générationnelle et du livre « De maman en maman» d’Emilie Vast pour évoquer la filiation.

« Mon désir de création est né de mon attirance pour ces poupées, inspirées des Kokeshi du Japon, de forme ovale, épaulée, arrondie vers le haut pour la tête, fuselée vers le bas. Elles ne possèdent ni bras, ni jambes.
Enfant, je m’amusais à donner vie à ses multiples femmes que je trouvais fascinantes avec leurs costumes de couleurs vives et leurs dorures majestueuses.
L’envie d’explorer la filiation et d’évoquer la généalogie en parlant des femmes du passé vient naturellement s’imposer dans le cheminement de création».

À partir de l’arbre généalogique, les artistes travailleront sur l’enracinement et le déracinement.

Comment se construire avec son passé ? Comment se défaire du poids des traditions ?

Nous évoquerons la condition de chacune de ces femmes à travers les années passées. Pourquoi ma grand-mère a-t-elle vécu cette vie-là ? L’a-t-elle choisi ? Quelles relations entretenait-elle, elle-même avec sa mère et sa fille ? Quels traits de caractères ont-elles en commun? Quelles différences physiques ? Et enfin pourquoi suis-je devenue moi? Quelles fissures ou quelles forces ai-je pu garder de cela ?

Les poupées russes appelées matrioshkas, sont une série de figurines creuses en bois qui s’ouvrent en deux horizontalement, révélant ainsi à l’intérieur une figurine similaire mais de taille plus petite. Cette seconde figurine renferme elle-même une autre figurine, et ainsi de suite. Ces poupées de tailles décroissantes placées les unes à l’intérieur des autres illustrent bien cette interdépendance générationnelle.

La poupée « mère » la plus grande fut appelée « matriona » et ses « filles » reçurent le diminutif de « matrioshka ». Nous évoquerons également la sororité en travaillant sur la notion de démultiplication.

Un autre point de vue abordé pendant la création, par le biais de la figurine emblématique de la matrioshka, sera cette idée de progresser toujours au plus profond, à l’intérieur de nous-même.

Dans notre cheminement personnel, la plus petite des poupées, celle que l’on découvre en dernier à l’intérieur de soi, serait donc la plus importante.

Plus on approche du moi “profond”, plus on se libère des chaines et du poids transgénérationnel.

 

« L’important n’est pas ce que l’on a fait de nous mais ce que l’on fait de ce que l’on a fait de nous » Jean-Paul Sartre  

ARTICLE PICCOLO MARS 2018

Co-produit par Le Kiosque à Mayenne (53)
Recherches de co-production en cours