Sœurcières

Sortie prévue 2023 | Pour tous les Âges À partir de 4 ans

Projet de création

Cette pièce s’inscrit dans la poursuite du cheminement artistique de la compagnie autour d’histoires de femmes, sur la quête identitaire des filles de tous âges en abordant le féminisme à travers des héroïnes, contemporaines ou historiques, réelles ou inventées .

La Sorcière, personnage constamment réinventée hante l’imaginaire et la littérature, de la petite enfance à l’âge adulte, tour à tour objet de fascination, de répulsion, de transgression, détentrice d’un pouvoir, symbole d’une femme en lutte. Une figure en perpétuelle réécriture.

Nous aimerions dans ce spectacle jouer de ces paradoxes en traversant les frayeurs reliées aux personnages des contes, dans lesquels les petites filles n’ont d’autre choix que de s’identifier à la princesse ou à la sorcière…

Aux yeux des enfants, quel symbole représente-t-elle dorénavant : une image émancipatrice ? une héroïne ? un objet de méfiance ?

Et si les sorcières étaient sympas mais juste différentes de ce qu’on attend d’une femme ?

Les 3 danseuses/sorcières utilisent le mouvement dansé pour devenir des magiciennes. Ainsi, elles ont le pouvoir de se transformer, du beau vers le laid, du doux vers le terrifiant, apparaître et disparaître à leur guise, voler, flotter dans les airs… Hybrides, combatives, elles déploient une danse physique, puissante et impétueuse, sous le signe de la bravoure et du culot mais aussi de la vitalité et de la révolte.

Autour du cercle totem, les danseuses abordent une partition aux allures de formule magique, invoquant ainsi une énergie centrale, comme un puit de lumière. C’est une danse entêtante proche de la transe où le geste répétitif  devient hypnotique.

Les sorcières font aussi figure de guerrières, de combattantes ce qui les amènent à développer une danse ancrée et horizontale comme un chœur qui va se densifier et s’étoffer jusqu’à créer une tension explosive.

Nous souhaitons également  à travers le langage chorégraphique travailler la frontière entre le vivant  et le monde irréel. Aller à la rencontre de la femme telle que nous la voyons, puissante et insoumise, et s’en éloigner pour se rapprocher d’un corps imaginé, transformé où se mélange animalité et sensualité emprunt de magie.

Les sorcières vont  à la recherche de leur animal totem comme le corbeau, le bouc ou le chat noir . Des personnages hybrides peuvent apparaitre à travers l’exploration de corps entremêlés, de femmes à deux têtes…

Création bis – le Dyptique

Cette proposition est envisagée comme un diptyque, deux volets, indépendants ou complémentaires, qui peuvent se compléter  l’un l’autre.

Ainsi ce premier volet sera(it) suivi d’une seconde version avec ces 3 danseuses et 3 enfants. Une version ayant le même squelette (même musique, même scénographie, même trio de danseuses) mais une composition nouvelle avec une dramaturgie différente : travail sur le groupe, sur les duos intergénérationnels, la transmission, l’ouverture sur les énergies des uns et des autres…). Dans laquelle nous voudrions  multiplier l’équipe en invitant au plateau trois enfants-danseurs/ses « apprentis sorcier.ère.s » pour construire des chorégraphies autour de la peur que nous évoquent les sorcières mais aussi de la magie, du fantastique, du jeux des transformation, de l’animalité, de l’espièglerie et des défis en tous genres que nous évoque la sorcellerie. Dans l’écoute et le respect mutuel et dans un rapport horizontal entre l’adulte et l’enfant, il s’agira de rechercher la confiance en soi et en l’autre et ainsi de partager la même ardeur et le même étonnement dans le processus de création. Sur scène, la beauté de ces corps de différents âges, de différentes tailles, avec des gestuelles propre à chacun.e s’enlaceront et se porteront, se chercheront et s’en amuseront, voilà tant de rencontres qui, nous le souhaitons, amèneront puissance et fragilité à la dramaturgie du spectacle.

  • Création chorégraphique > Capucine Lucas
  • Interprétation danse > Lauriane Douchin, Pauline Bigot
  • Création lumière > Stéphanie Sourisseau
  • Scénographie > Lise Abbadie
  • Costumes > Marie-Lou Mayeur

Coproducteur : THV, scène conventionnée « Art enfance jeunesse » – St Barthélémy d’Anjou (49), Le Quatrain – Clisson Sèvre et Maine Agglo (44)
L’Entracte – Sablé sur Sarthe (72)
Partenaires : Le Kiosque – Mayenne (53), Le Carroi – la Flèche (72), Scènes de Pays dans les Mauges – Beaupréau (49), Le Trident – Scène Nationale de Cherbourg (50), La Soufflerie, Rezé (44)